Saturday, July 18, 2009

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Posted: 15/3/2011

La Russie a signalé une légère hausse de la radioactivité dans ses régions extrême-orientales mardi, mais la Chine n'a pas fait état de niveaux anormaux.
Les deux nouvelles explosions signalées mardi, dans les réacteur n°2 et n°4 de Fukushima-Daiichi, s'ajoutent aux deux qui s'étaient déjà produites depuis samedi dans les réacteurs n°1 et n°3. Cette situation provoque une inquiétude d'autant plus vive au Japon, durement touché par le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur de vendredi, que, selon l'AIEA, de la radioactivité a été libérée "directement" dans l'atmosphère.
L'explosion au réacteur n°4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à mardi, serait due à de l'hydrogène. Elle a provoqué un incendie dans un bassin de rétention de combustible usagé, qui a été éteint par la suite, indique l'exploitant de la centrale, Tepco.
Une zone d'exclusion aérienne a été instaurée dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi.
Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale, située à 240 km de Tokyo, de rester chez elle, signe de l'aggravation de la situation au Japon, qui connaît l'accident nucléaire le plus grave au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986.
"Un incendie s'est déclaré au réacteur n°4 et le niveau de radioactivité dans les environs a fortement augmenté. La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce", a dit Kan, le visage sombre, dans une allocution au pays pendant laquelle il a tenu à appeler au calme.
La Bourse de Tokyo a dévissé pour la deuxième journée de suite, clôturant mardi sur une perte de 10,55%. Lundi, elle avait déjà dévissé de plus de 6%. Depuis le début de la semaine, les grands groupes cotés à Tokyo ont perdu dans les 720 milliards de dollars en valeur.
L'ambassade de France au Japon a averti dans un avis lancé à 01h00 GMT mardi qu'un vent de faible radioactivité risquait d'atteindre la capitale japonaise une dizaine d'heures plus tard.
A Maebashi, ville à 100 km au nord de Tokyo, le niveau de radioactivité relevé a été dix fois supérieur à la normale à un moment donné. A Saitama, plus près de Tokyo, la radioactivité est brièvement monté à un niveau 40 fois supérieur à la normale, ce qui ne suffit cependant pas pour causer des problèmes à l'homme.
LA BOURSE DE TOKYO PLONGE
Dans la capitale, seul un niveau faible a été mesuré, qui, à en croire la municipalité, n'est pour le moment "pas un problème".
Malgré l'appel au calme lancé par Naoto Kan, les habitants de Tokyo se sont rués dans les magasins pour acheter des vivres et des produits de première nécessité comme des bougies, des sacs de couchage.
Signe de l'inquiétude qui grandit aussi en Asie, la Chine a fait savoir qu'elle augmentait sa surveillance de la situation, et la compagnie aérienne Air China a annulé ses vols vers Tokyo.
Plusieurs ambassades ont recommandé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones touchées. Les touristes écourtent leurs vacances et les multinationales demandent à leur personnel expatrié soit de quitter le pays soit de s'éloigner de Tokyo.
Au-dessus de la centrale touchée, des vents de nord-est faibles étaient signalés mardi, soit dans la direction de Tokyo, mais ils devaient tourner à l'est dans les heures à venir.
Selon Murry Jennex, professeur à l'université de l'Etat de Californie à San Diego, l'accident nucléaire actuel est plus grave que celui de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979.
Les secours continuent de s'affairer dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, dont le coût financier pourrait s'élever à 180 milliards de dollars.
Environ 850.000 foyers dans le nord du pays sont toujours privés d'électricité, alors que la région connaît une vague de froid qui fait chuter les températures sous le zéro la nuit. En outre, au moins 1,5 million de foyers sont sans eau courante. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.
Des villages et des villes ont été rayées de la carte par le mur d'eau qui s'est abattu sur les régions côtières vendredi dernier. Les autorités s'en tiennent pour l'heure à une estimation d'au moins 10.000 morts. Depuis le début de la catastrophe, 450.000 habitants ont été évacués du fait du séisme et du tsunami, et 80.000 autres du fait du risque nucléaire.
Avec Nathan Layne, Linda Sieg et Chisa Fujioka, Eric Faye pour le service françai

Posted: 15/3/2011

Les ministres des Affaires étrangères du G8, réunis à Paris, demandent au dirigeant libyen de "respecter les aspirations légitimes du peuple libyen aux droits fondamentaux, à la liberté d'expression et une forme de gouvernement représentatif".
Faute de quoi, Mouammar Kadhafi sera confronté à des "conséquences extrêmes", disent-ils, sans toutefois mentionner des mesures précises, notamment militaires, pour protéger la population civile libyenne.
Un paragraphe évoquant une "gamme de mesures pour assurer la protection de la population libyenne" et la demande de la Ligue arabe en faveur d'une zone d'exclusion aérienne a été supprimé à la demande de l'Allemagne et de la Russie, dit-on de source proche des négociations.
"L'Allemagne est très sceptique à l'idée d'une zone d'exclusion aérienne", a déclaré à des journalistes le ministre allemand, Guido Westerwelle. "Nous ne voulons pas être impliqués dans une guerre en Afrique du Nord."
"Une intervention militaire n'est pas la solution. De notre point de vue, c'est très difficile et dangereux", a-t-il ajouté.
ACCROÎTRE LA PRESSION
L'Union européenne s'était déclarée vendredi prête à examiner "toutes les options nécessaires" pour assurer la sécurité des civils libyens mais sans parvenir à surmonter les réticences de certains membres concernant une action militaire.
La complexité et les délais de mise en oeuvre d'une zone d'exclusion aérienne avaient amené Nicolas Sarkozy à proposer des frappes ciblées pour clouer au sol l'aviation de Kadhafi.
Entre ces deux types de mesures, toute une gamme d'actions peut être envisagée, dit-on de source diplomatique.
Le G8 se contente cependant d'affirmer que le Conseil de sécurité de l'Onu doit "accroître la pression, y compris par des mesures économiques, pour faire partir M. Kadhafi", lit-on dans le projet de déclaration finale.
Selon une source proche des négociations, les discussions n'étaient toutefois pas terminées à la mi-journée et ce texte était encore susceptible d'être amendé.
La France, qui assume la présidence du G8, avait haussé le ton pour tenter d'arracher à ses partenaires un accord sur le vote d'une résolution au Conseil de sécurité de l'Onu autorisant des actions militaires en Libye.
L'absence d'intervention militaire internationale permet au régime de Mouammar Kadhafi de se renforcer, a déploré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, mardi matin sur Europe 1.
"Le colonel Kadhafi marque des points. Si nous avions utilisé la force militaire la semaine dernière (...), peut-être que le renversement en la défaveur de l'opposition ne se serait pas passé", a-t-il expliqué. "Nous avons peut-être laissé passer une chance de rétablir la balance."
LE G8 PRÊT À AIDER LE JAPON
Mouammar Kadhafi, dont les forces avancent vers les derniers bastions de l'opposition libyenne, menace de prendre de vitesse une communauté internationale hésitante sur la conduite à tenir pour protéger la population civile d'une répression meurtrière.
Le président Nicolas Sarkozy avait reçu lundi soir la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et les autres ministres des Affaires étrangères du G8 (France, Allemagne, Italie, Russie, Canada, Japon, Grande-Bretagne), qui se sont ensuite retrouvés au Quai d'Orsay pour un dîner de travail.
"Pour l'instant je ne les ai pas convaincus", constatait mardi matin Alain Juppé avant la reprise des discussions en l'absence de Hillary Clinton, attendue au Caire et représentée par son adjoint, William Burns.
Dans leur projet de déclaration les Huit se disent prêts à fournir une assistance budgétaire à court terme à l'Egypte et à la Tunisie, dont les présidents Hosni Moubarak et Zine Ben Ali ont été chassés par la rue depuis le début de l'année.
A l'heure où une catastrophe nucléaire semble menacer le Japon à la suite du séisme et du tsunami de vendredi, les ministres du G8 ont par ailleurs déclaré "faire confiance" aux autorités japonaises pour faire face à la crise.
Ils se disent prêts à agir pour aider le Japon, y compris via l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).
Avec John Irish, Tim Hepher, Laure Bretton et Marc Angrand, édité par Gilles Trequesser

Posted: 15/3/2011

Cette victoire renforce la mainmise de l'homme fort de Tripoli entre la capitale et la frontière tunisienne. Des tirs pouvaient être entendus mardi par téléphone alors que les troupes célébraient leur victoire. Les rebelles ont toutefois promis de se regrouper et de relancer un assaut pour reprendre la ville.
Par ailleurs, l'opposition libyenne érigeait des fortifications mardi autour de la ville d'Ajdabiya, dans l'est du pays, afin de se protéger d'un éventuel assaut des forces pro-Kadhafi.
Un porte-parole des rebelles, Ahmed al-Zwei, des affrontements se produisent par intermittence entre les deus camps sur une route de 80km entre Ajdabiya et Brega. Rebelles et forces loyales au colonel Moammar Kadhafi se partagent le contrôle de ce port pétrolier.
Un insurgé a expliqué que des tirs émanant des troupes gouvernementales retentissaient à l'entrée de la ville. Cet habitant d'Ajdabiya a ajouté que l'aviation prenait pour cible les dépôts de carburant. Ahmed al-Zwei a précisé que les forces pro-Kadhafi se trouvaient toujours à une vingtaine de kilomètres de la ville mais tiraient des missiles longue distance. Selon lui, des avions ont bombardé l'entrée ouest de la commune, tuant au moins un rebelle. AP
Posted: 15/3/2011
Les militaires fidèles au président ivoirien sortant Laurent Gbagbo contrôlaient toujours mardi un camp de policiers d'Abidjan, dans le quartier d'Adjamé, attaqué la veille par des insurgés favorables à son rival Alassane Ouattara, a-t-on appris de source policière."Nous contrôlons le camp CRS (dans la zone de Williamsville, dans le quartier d'Adjamé), nous sommes en train de faire un ratissage dans les environs. Mais les combats ont été très très durs" lundi, a indiqué à l'AFP un policier du camp ayant requis l'anonymat.Une habitante a confirmé que les forces pro-Gbagbo avaient conservé le contrôle du camp.Les Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à M. Gbagbo ont repoussé les insurgés avec des armes lourdes et des renforts venus du camp de gendarmerie d'Agban, le plus grand du pays, situé aussi à Williamsville, un peu au sud du camp CRS.

© Copyright Le Nouvel Observateur
Posted: 15/3/2011

Les personnes sur la photo que vous avez sous vos yeux ne sont pas des joyeux lurons dans un cirque. Ces quidams en armes sont les éléments du commando invisible qui mettent à mal la quiétude des populations d’Abobo, depuis un mois et demi. Ce sont ces criminels armés qu’Alassane Ouattara et sa clique présentent comme des civils aux mains nues que Laurent Gbagbo tue à longueur de journée. Il faut simplement écouter le porte-parole de son clan pour se convaincre du mensonge du RHDP. Hier dans un communiqué, il pleurait presque la decoluttée de leurs rebelles à Abobo : “A un kilomètre de distance (d’Abobo), ils tirent des obus, à l’aveugle, qui tombent sur des maisons de civils. La majorité des tués sont des civils innocents, ce ne sont pas des affrontements militaires contre militaires”, ne cessait de répeter Patrick Achy, à l’issue de l’offensive d’envergure des forces gouvernementales sur Abobo. Ces personnes (et leurs photos foisonnent sur le net fort heurement) sont la preuve manifeste que ceux qui pillulent à Abobo ne sont pas des enfants de chœur. Alliés aux soldats burkinabè, sénégalais et aux légionnaires français, ces rebelles n’ont que trop endeuillé la Côte d’Ivoire. Il faut nettoyer Abobo de toute sa racaille, n’en déplaise à Alassane Ouattara. Aujourd’hui, le monde entier a une nette idée des civils aux mains nues doublés du commando invisible d’Alassane Ouattara entretient à Abobo.

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